L’élection, en Finlande, le 9 décembre 2019, de la plus jeune première ministre de l’histoire du pays, et la plus jeune des chefs de gouvernement de la planète, a soulevé un intérêt de connaître comment se porte la féminité dans un monde dominé par la masculinité ; la féminité étant l’une des valeurs majeures promues par la philosophie raélienne.

La Finlande fut le premier pays dans le monde à élire des femmes au parlement. Plus de cent ans plus tard, la première ministre Sanna Marin représente cette génération montante de femmes politiques (treize sur un cabinet de dix-neuf membres) dans ce pays nordique pionnier de l’égalité entre les sexes. Elle vient d’une famille pauvre et a grandi dans une « famille arc-en-ciel », élevée par deux femmes, qui lui a montré combien « l’égalité, la justice et les droits humains » sont importants. [1]

Elle fait ainsi partie du « club » des dirigeants de moins de 40 ans à la tête d’un pays, club auquel fait également partie Jacinda Ardern, 39 ans, la première ministre néo-zélandaise qui est à la tête du gouvernement de l’archipel depuis deux ans déjà. Elle a mis en place, entre autres, une mesure progressiste appelée le « budget bien-être » du pays.

Nous ne ferons pas ici une liste exhaustive, mais il est à propos de souligner qu’en 2018, seulement 9,8 % des pays dans le monde étaient dirigés par des femmes.[2] Le grand obstacle à la parité des femmes est la culture de la masculinité/phallocratie, et qui gêne de plus en plus les hommes. Joeun Kim, docteur en sociologie et démographie à la Pennsylvania State University, rappelle que l’égalité des genres « ne concerne pas que les femmes, mais une véritable égalité entre les sexes, les hommes portent aussi des fardeaux imposés par la société. »[3]

Toutefois, mettons-nous d’accord sur le fait que la féminité n’est pas l’expression de la gynocratie, qui est un régime politique dans lequel le pouvoir est exercé par des femmes, et encore moins le féminisme, qui est un mouvement diversifié dont les combats pour l’égalité entre la femme et l’homme ont évolué au fil des années et selon les pays. La féminité fait appel à une sensibilité supérieure envers autrui ; c’est, entre autres, « l’art de la gentillesse humaine ».[4] Cette sensibilité n’est pas le propre de la femme, mais une dimension plus naturelle chez elle.

« La féminité désigne les sociétés qui priorisent les caractéristiques dites « féminines » comme l’écoute, l’empathie, l’entraide et où les rôles de la femme et de l’homme sont indifférenciés ou interchangeables. La masculinité désigne les sociétés qui priorisent les caractéristiques dites « masculines » comme la compétition, le courage, l’ambition, la réussite matérielle et où les rôles de la femme et de l’homme sont clairement différenciés. » [5]

Le choix de la féminité est vital pour l’humanité afin de contrer la violence sous toutes ses formes autant envers l’homme que la femme. Si l’égalité entre les hommes et les femmes est un fondement, alors il y a lieu d’intensifier la féminité « et étreindre notre sensualité afin de réellement propulser la conscience de l’humanité dans le 21e siècle. » [6]

Qu’elle soit incarnée par un homme ou une femme, « la féminité est le remède pour l’humanité et constitue la manière de prévenir sa destruction. La développer devient alors une nécessité et la responsabilité de chaque être humain quel que soit son genre. » [7]

Rachel Bluteau
Chroniqueuse pour le Mouvement raélien.

 

[1] Agence France-Presse, décembre 2019

[2] http://8mars.info/tag/les-femmes-en-politique

[3] https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/egalite-genres-egalite-genres-protegerait-sante-hommes-65272/

[4] Raël, Contact # 302

[5] http://www.umce.ca/orientationnb/wp-content/uploads/2013/08/Fiche-4.5.pdf

[6] Raël, Contact # 302

[7] Ibid.

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