Seul Dieu peut créer la vie, dit-on depuis des lunes. Voilà ce qu’on nous a enseigné à la petite école pour nous faire croire à la supériorité de l’esprit sur la matière, aux vertus de l’âme qui continue d’exister après la mort.

Jean Renaud, Chroniqueur

Alors ces tenants conservateurs attachés aux valeurs sacrées de la spiritualité brandissent le spectre du danger qui guette les manipulateurs d’éprouvettes qui s’amusent à jouer dans la cour de Dieu, qui pensent que la machine et les ordinateurs sophistiqués ont tous les pouvoirs. Pourtant, aujourd’hui en 2019, l’intelligence artificielle est désormais un sujet de choix pour les messages publicitaires à la télé. Qu’un lecteur de nouvelles en Chine puisse être une composante sophistiquée d’électronique à l’allure d’un humain ne semble plus étonner personne. Aux États-Unis, de jeunes avocats ne trouvent pas de travail. Ceci parce que l’ordinateur Watson de IBM peut donner un avis légal en quelques secondes, pour des causes plus ou moins compliquées, le tout avec 90% de justesse, en comparaison de 70% pour les humains. En 2010, un généticien américain créait la première cellule vivante synthétique ouvrant la voie à la fabrication d’organismes artificiels et le jour n’est pas si loin où les robots seront 100% biologiques.

1979! Du temps néanderthalien de la technologie lorsque les timbres-poste collants s’offraient toujours pour caresser la langue des expéditionnaires de papier-lettre, du temps où existaient encore les téléphones à roulette, Raël accomplissait sa mission de prophète en parlant de l’ordinateur qui remplacerait l’humain dans tous les secteurs de la société sans exception. Il démystifiait totalement toute forme de vie en affirmant que l’homme n’était qu’un ordinateur biologique auto programmable. Seul le développement de la conscience, par l’exercice de la méditation, intimement lié au pacifisme, saurait sauver notre humanité en gardant la science et l’avancement de la technologie à son service plutôt que d’être dominé par elles. Certains détracteurs obsédés par l’émergence d’une nouvelle religion pourraient prétendre qu’un hurluberlu illuminé s’était inspiré de quelques livres de science-fiction pour échafauder son arnaque. Mieux encore, était-il déjà au fait des projets occultes de la Nasa qui voyait se poindre à l’horizon la révolution qu’amèneraient ces nouvelles technologies? Quelle rigolade quand on y pense!

Raël sortait donc son livre pour faire prendre conscience aux humains qu’ils étaient tous des enfants d’Élohim, ceux-là mêmes qui créèrent toute forme de vie sur terre. Pour ceux qui virevoltent encore sur des pensées magiques et qui croient toujours au privilège d’un Dieu pour créer la vie, cette révélation aurait tôt fait de réduire en miettes des siècles d’obscurantisme par sa logique implacable. Il suffisait de suivre la piste de ces êtres venus d’ailleurs dans le cours de l’histoire, la vraie histoire dépouillée du mysticisme inintelligible. De tous ces enseignements gravés dans des bouquins désuets, il fallait extraire la perle rare cachée quelque part dans les couloirs silencieux des bibliothèques. C’est là le point de départ d’une vie nouvelle, celle d’une renaissance. Non celle d’une renaissance imprégnée d’absurdités théologiques, mais celle où l’on cesse de croire pour comprendre. Arrêter de dire je me comprends, ce qui est la moindre des choses. Préférablement comprendre qui nous sommes réellement sans mysticisme pour nous diriger vers la voie de l’amour universel. Pas besoin d’un Dieu pour l’atteindre.

Jean Renaud
Chroniqueur pour l’Église Raëlienne