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Communiqué de presse Montréal, 4 juin 2016 – GoTopless se réjouit de l’action posée par des étudiantes et étudiants de l’école secondaire Robert Gravel et leur offre un soutien inconditionnel!  Tel que rapporté dans un article publié dans Le Devoir (1), les étudiantes de cette école de Montréal, inspirées par le mouvement social « Free The Nipple », ont récemment contesté une politique que tentait de leur imposer la direction de leur école, laquelle exigeait le port du soutien gorge.  « Nous félicitons ces jeunes pour leur action originale et pour avoir osé poser ce geste », nous dit Sylvie Chabot, responsable de GoTopless au Canada.

EN-imagePhoto : courtoisie Facebook

GoTopless s’inquiète cependant du règlement auquel les étudiantes se sont pliées puisqu’elles se voient tout de même imposé de cacher dorénavant « les parties de leur corps qui normalement le sont par un sous-vêtement »; un code vestimentaire qui demeure discriminatoire envers les femmes;  « ce n’est pas parce qu’on traite également les gars et les filles dans l’application d’un règlement intrusif et pervers que ce dernier devient juste.  Les gars n’ont pas l’obligation de recouvrir leurs seins alors que les femmes l’ont; ce qui est discriminatoire en soit », nous explique Mme Chabot.

Notre société semble reculer plutôt que d’avancer en ce qui concerne les mœurs et la direction de cette école, par ses réactions, démontre à quel point il y a encore beaucoup de travail à faire dans l’atteinte de l »égalité entre les hommes et les femmes. L’école devrait être un lieu de libération et de remise en question des valeurs de notre société, plutôt qu’un endroit où on force les étudiants à garder les rangs pour en faire de soi-disant « bons citoyens ».  « ’émancipation des femmes dérange encore en 2016, car il est difficile de contrôler celles qui affirment leur liberté et revendiquent le respect de leurs droits », ajoute-t-elle.

GoTopless croit qu’il est très important de garder le débat sur la question du respect des droits de ces jeunes filles, car ce serait une erreur de limiter la réflexion à une affaire de décence ou de moralité basée sur le judéo-christiannisme ainsi que bien d’autres valeurs dépassées.  « C’est un sacré boulot pour les femmes de faire respecter leurs droits et seul la résistance ferme et pacifique aux règlements et lois rétrogrades peut nous sortir de cette gangue moyenâgeuse », conclut Sylvie Chabot.

Rappelons que GoTopless est un organisme à but non lucratif qui a été mis sur pied mondialement par RAEL il y a 9 ans et dont le but principal est de permettre aux femmes d’exercer leur droit à être seins nus en public là où les hommes le peuvent (gotopless.org).

(1) (http://www.ledevoir.com/societe/education/472022/ecole-robert-gravel-mobilisation-coloree-contre-le-soutien-gorge-obligatoire)

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 Plus d’info :  GoTopless.org

 

 

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