La démystification, même dans l’art

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« À la baguette s’activent les deux bras mécaniques de YuMi, le robot humanoïde élaboré en Suisse par la société ABB, vedette de la clôture du premier festival international de la robotique. »

Ce court extrait d’un article paru en septembre 2017 dans le magazine Geo nous donne un très bon aperçu d’un concert avec le robot YuMi dirigeant l’orchestre philarmonique de Lucca dans la ville de Pise en Italie. On nous disait que cette machine sophistiquée avait un léger penchant pour le grand compositeur Verdi. Le chef de cet orchestre, Andrea Colombini, expliquait que ce robot pouvait imiter ses gestes grâce un entraînement rigoureux ayant demandé 17 heures de travail. Étant moi-même un musicien interprète à la retraite temporaire, si je puis dire, ce nouvel exploit dans le domaine scientifique ne m’étonne guère. Tout cela avait été prévu par Maitreya il y a un peu plus de quarante ans déjà dans son livre La Méditation Sensuelle. C’est bien ce qui définit un prophète : celui qui révèle. Dans le langage usuel de la plupart des gens,les mots « ordinateur » et « intelligence artificielle » n’existaient que pour une poignée de scientifiques à ce moment-là.

Ainsi Maitreya dans sonlivre La méditation sensuelle cite lui-même Jean-Claude Risset, chargé de recherches au C.N.R.S. et compositeur : « Il n’y a aucune limite à la précision et à la virtuosité de l’ordinateur, qui peut exécuter des partitions difficiles, des rythmes complexes, avec une exactitude interdite aux interprètes humains; et certains compositeurs veulent utiliser l’ordinateur simplement pour se débarrasser des interprètes. » – Raël, La Méditation Sensuelle, p. 45

Il y a de quoi rire quand je vois certains interprètes ou chefs d’orchestre se prendre pour le nombril du monde comme j’en ai déjà parlé dans un article précédent. Ils pourront tous être remplacés par de quelconques machines, si le besoin s’en fait sentir par les compositeurs, libérés de la contrainte de travailler avec des prima dona enchainées à leur ego démesuré. Ils dicteront à ces artistes virtuels à quel endroit sur la partition ils doivent insérer un rallentando ou un crescendo. Il suffit d’y installer le programme adéquat pour que tout fonctionne. Les interprètes pourront tout de même continuer à jouer simplement pour ceux qui voudront prendre plaisir à voir des humains offrir un cadeau musical pour eux. 

Mais la grande question demeure : l’hypersensibilité n’est-elle pas réservée à ces artistes virtuoses passionnés dotés d’un talent mystérieux que l’on vénère? On disait de Gandhi la grande âme comme on dit de certains artistes que c’est leur âme qui parle. Pourtant l’âme, comme nous le dit Maitreya, n’existe pas, il n’y a que l’expressivité du code génétique : « La grande majorité de notre code génétique, c’est l’amour. L’amour est inscrit dans notre code génétique. » (1) Finalement, dans quel monde de paix et d’amour pourrions-nous vivre si les tous les hommes faisaient chanter leur code génétique en prenant conscience qu’ils ne sont que des superbes ordinateurs auto-programmables, plutôt que des âmes éthérées incompréhensibles manipulées par un Dieu imaginaire assis sur un nuage avec sa baguette magique. Un Dieu pour qui plusieurs se sont entretués en son nom depuis des siècles.

La paix universelle est pour demain.

Jean Renaud
Chroniqueur pour l’Église Raélienne


(1) Raël – Contact 384