La lenteur, privilège des aînés ou philosophie de vie?

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En moins de 2 décennies, nous sommes devenus des drogués de la vitesse. Enfants et adultes sont aspirés dans la course du vite.

Dès l’enfance le Vite; dépêche-toi, garderie, école, sport, cours de ceci ou cela. Pour continuer adulte; travail, vacances, famille, réseaux sociaux, selfie sur selfie.

Cela se transforme en un marathon quotidien, pour participer à un mode de vie que l’on ne prend guère le temps de choisir.

Le leitmotiv du Vite vite vite.

Il y a plus d’un siècle, Gandhi disait déjà : « Il y a plus à faire de la vie, que d’augmenter sa vitesse. »

Le saviez-vous, des Québécois ont instauré « La Journée de la lenteur ». En effet, depuis 2011, le 21 juin est la date soulignée par plusieurs pays comme étant la journée de la lenteur.

Plus que ça, une centaine de villes au monde ont obtenu le label de la « Capitale de la lenteur ». Cittaslow est un mouvement international de « villes lentes », dont le symbole est l’escargot. Il s’agit de permettre aux citoyens de profiter de façon simple et agréable de leur propre ville.

La lenteur devient un besoin fondamental pour apprendre à nous connaître. Si nous ne prenons pas le temps de nous écouter, notre corps saura parler suffisamment fort pour qu’on l’entende. Si ce n’est par la maladie, l’âge s’en chargera.

Doit-on attendre la retraite pour s’offrir le luxe de la lenteur?

Quand un aîné n’a pas le choix de ralentir, il découvre une certaine forme de sagesse dans la volonté de ne pas se laisser bousculer. Il apprécie le bienfait de se concentrer sur le moment présent. Il prend le temps d’écouter et ainsi d’avoir une meilleure compréhension des autres et de lui-même. Il a le temps, et le devoir, de choisir les activités qui le stimulent et lui donnent du plaisir.

Devons-nous attendre la retraite pour espérer commencer à ralentir? Heureusement que non.

Pour ce faire, une certaine discipline s’impose.

Pour les gens très actifs, commencer par alléger son emploi du temps. S’accorder des pauses pour entendre le silence et déguster son repas calmement.

Dans une vidéo sur la quête du bonheur, Maitreya Raël nous apprend que le premier outil du bonheur est d’être L.E.N.T. (Voir le lien https://www.youtube.com/watch?v=1m55F0vEmxw.)

Que cette lenteur doit s’appuyer sur 3 points pour être juste : « La pensée, la parole ainsi que l’action lente. »

Pour nous entraîner à être aussi lents que possible dans tout ce que nous vivons, Raël nous a fourni des outils sous forme de 3 méditations :

  • « Ressentir maintenant »
  • « La méditation sur le vide »
  • Et surtout celle « Arrêtez de penser »

En complément à cet enseignement, le Maitreya nous invite à ressentir notre corps en dansant lentement, sans technique, sans pensée. Danser seulement pour le plaisir d’être.

Pratiquer la lenteur nous amène à la contemplation.

Être en contemplation, « c’est laisser les sons nous élever, laisser les couleurs nous illuminer, écouter notre cœur battre, laisser le silence nous pénétrer.

La contemplation n’est pas seulement auditive ou visuelle, la vraie contemplation se fait avec tous les sens en même temps… c’est être en harmonie avec tout ce qui nous entoure. »
– Raël, Le Maitreya p. 47-48

Si chaque matin à notre réveil nous prenons le temps de nous étirer et décidons de nous écouter, nous avons alors le contrôle de notre moment présent, de notre journée, de notre vie. Nul besoin d’attendre d’être devenu un aîné.

Lyliane Jolly
Chroniqueuse pour le Mouvement Raélien

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