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(Rêve… olution, lecture pré-requise à cet article)

« L’homme n’est pas fait pour travailler. La preuve c’est que cela le fatigue. » – Voltaire

Nous pouvons bien avoir à la lecture de la citation de Voltaire un léger sourire. Toutefois, la fatigue vécue au travail demeure un fait, qu’elle soit physique ou par ennui. Cependant, le rapport qu’a l’homme avec le travail semble avoir changé avec les générations. Durant les années de crises, l’homme devait travailler « dur » pour gagner son pain; dans les années d’après-guerre, l’homme se devait d’être fidèle à son employeur pour avoir un emploi. Puis, avec la génération des milléniums, le travail devient une activité contributive à l’épanouissement personnel. Dans les faits, est-ce si différent?

Qu’est-ce que le travail?

Voici une définition simple. Travailler c’est « contribuer par des services particuliers à l’existence de tous, afin d’assurer la sienne propre ».[1] À cet égard, le travail devient une activité communautaire essentielle à la survie de la communauté. Qu’en est-il lorsque cette activité est rémunérée avec du capital[2]? Elle devient une activité économique permettant la production, l’échange, la distribution et la (sur) consommation de biens et de services. Même en chômage ou à la retraite, la consommation demeure nécessaire à la production de biens et services, d’où la « rétribution ».

Le travail est-il une activité essentielle à l’épanouissement? Eugène Enriquez[3] se prononce sur la question « … le travail est-il l’essence de l’homme, notre réponse sera d’emblée totalement négative ». Le type de travail effectué peut, pour certains, leur permettre de s’épanouir; toutefois, pour tous, il est une obligation.

Poussons la réflexion. Peu importe les périodes, dans un contexte capitaliste où l’oligarchie est souveraine, « … le travail exprime l’exploitation des personnes »[4]. En ce sens, l’homme demeure asservi, soumis à un potestas, c’est-à-dire à un pouvoir[5] qui le maintient dans une « féodalité », même si des conditions pour un travail non aliénant[6] peuvent favoriser un certain épanouissement.

S’épanouir est un besoin qui est dans la nature propre de l’homme. « Notre conception de l’homme est celle d’un être libre, créateur d’une œuvre. »[7] Pour être libres, nous aurons à sortir de notre asservissement du travail rémunéré. Comment?

Nous sommes témoins de l’émergence de technologies comme l’intelligence artificielle, la nanotechnologie, la robotique, l’ingénierie génétique, etc. Ces technologies viennent graduellement bousculer le monde du travail rémunéré parce que « Tout ce que peut faire un être humain peut être mieux fait par un robot… ».Raël[8]

Laisser les robots[9] faire le travail permettra aux hommes de « … consacrer leur vie à faire ce qui leur fait plaisir… et consacrer du temps à leur développement personnel. C’est alors que le monde deviendra un paradis terrestre ». – Raël[10]

WOW! Pensons-y, une société organisée, sans asservissement, pour favoriser un « vivre-ensemble » permettant l’épanouissement de chacun. Eh oui, le Paradisme[11] est un système politique s’apparentant au communisme dont le mot, au sens philosophique, désigne une forme d’organisation sociale marquée par la mise en commun des biens et des ressources. Ce système s’appuie sur la coopération par laquelle l’homme contribuera par ses services particuliers et son action communautaire à l’existence de tous. Une organisation sociale où tout est offert par Amour. Et non une organisation sociale « capitaliste » qui s’appuie sur la compétition pour l’acquisition de biens et de ressources engendrant ainsi des conflits voire des guerres.

Cela deviendra une réalité. Alors, l’article 23 sur le droit au travail de la déclaration universelle des droits de l’homme[12] sera réécrit par « Un individu doit chercher à s’épanouir selon ses aspirations et ses goûts sans se préoccuper de ce que pensent les autres, dans la mesure où il ne fait pas de mal aux autres ».[13]

Nous venons d’être sensibilisés à l’organisation sociale qu’est le Paradisme pour un monde unifié sans argent et sans armée. Allons voir dans la prochaine chronique comment pouvons-nous faire avancer les choses vers l’Humanitarisme.

L’Humanitarisme… les suites logiques (partie 3 de 3)

Rachel Bluteau
Chroniqueuse pour le Mouvement Raélien

[1] Wallon H.; Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (2014), Le travail peut-il devenir supportable? Entretien avec Yves Clot et Michel Gollac; ANACT; publié le 14/10/14, Wikipidia.org
[2] Capital : Somme d’investissements utilisée pour en tirer un profit, c’est-à-dire un stock de biens ou de richesses nécessaires à une production. Wikipedia.org
[3] Enriquez E.; Le travail, essence de l’homme? Qu’est-ce que le travail? https://www.cairn.info/revue-nouvelle-revue-de-psychosociologie-2013-1-page-253.htm p. 253 du document téléchargé
[4] Idem p. 266
[5] Voir la chronique L’humanitarisme… les suites logiques, partie 1 de 3
[6] Enriquez E.; Le travail, essence de l’homme? Qu’est-ce que le travail? https://www.cairn.info/revue-nouvelle-revue-de-psychosociologie-2013-1-page-253.htm, p. 268 du document téléchargé
[7] Idem p. 270
[8] Paroles du Maitreya de A à Z; https://raelcanada.org/wp-content/uploads/2017/04/Maitraya_paroles-70-a.H.-FR.pdf p. 74
[9] Robot; Étymologie – Le mot a été créé par Josef Čapek à partir du mot tchèque « robota » qui signifie
« travail, besogne, corvée ». Wikipédia
[10] Paroles du Maitreya de A à Z; https://raelcanada.org/wp-content/uploads/2017/04/Maitraya_paroles-70-a.H.-FR.pdf p. 74
[11] Paradisme; https://fr.paradism.org
[12] Déclaration universelle des droits de l’homme, https://www.un.org/fr/udhrbook/pdf/udhr_booklet_fr_web.pdf p. 48
[13] Le message donné par les Extraterrestres, https://rael.org/download.php?view.8 p. 172

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