En tant que responsable de la campagne SexEdDay du Canada, j’apporte mon soutien aux jeunes hommes qui ont décidé de porter la jupe en classe. Par cette action symbolique, mais Ô combien forte, ils démontrent leur désir d’égalité entre filles et garçons pour une société plus juste et respectueuse.

Effectivement, c’est avec raison qu’ils se demandent pourquoi, dans nos sociétés, la façon de s’habiller aurait une connotation sexuelle au point de critiquer la longueur de la jupe et la profondeur du décolleté?

Arriver à une sexualité libre et responsable implique que chaque citoyen de ce monde puisse voir des jupes courtes et de profonds décolletés en toute zénitude, simplement heureux de voir la beauté des corps sans être dérangé par des pulsions sexuelles. Ce dérangement étant le résultat d’un manque flagrant d’éducation en matière de sexualité, ainsi que d’une pauvreté en termes d’éveil sexuel et sensuel. Chacun devrait pouvoir s’habiller selon sa fantaisie et son bon plaisir sans déranger personne.

Une société épanouie peut tout permettre conditionnellement à ces deux règles essentielles : le respect envers soi et les autres, ainsi que la non-violence.

La jeunesse d’aujourd’hui façonne la société de demain. L’action du port de la jupe est un indicateur clair d’un désir de participer à la disparition des principes normatifs et poussiéreux issus des religions moyenâgeuses.

C’est pourquoi SexEdDay suggère même de généraliser le port de la jupe quel que soit le genre de l’individu, de la même manière que le pantalon est devenu unisexe dans les années 1920.

C’est d’ailleurs pour contrer de telles problématiques sociales que la campagne SexEdDay réclame la réédition du rapport originel de l’UNESCO sur l’éducation à la sexualité qui, en 2009, a été honteusement censuré.

 Merci encore à tous ces jeunes révolutionnaires.

 

 

Chana Lemetayer, responsable nationale du SexEd Day
Coordonnées : sexeducationday@gmail.com

 

 

Lien vers le rapport UNESCO :
Site Web www.unesco.org/aids

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