Au cours des dernières semaines au Québec, la  problématique de la santé mentale a été particulièrement présente dans les médias. Dans une société où il faut marcher le dos bien droit, où la productivité prime parfois sur les besoins de l’individu, la santé mentale demeure un sujet tabou, particulièrement pour les hommes habitués à refouler toute forme d’émotions qui pourrait trahir ce qui serait éventuellement interprété comme un signe de faiblesse.

Jean Riendeau, Chroniqueur

Julie Orphanos, victime de dépression en 2017, a décidé de briser les tabous au sujet de la maladie mentale, en rencontrant un peu partout en province des personnes ayant vécu des moments difficiles, afin de leur tatouer un point-virgule, qui signifie un nouveau départ : « Ces tatouages servent à enrayer les tabous entourant la maladie mentale » (Prévenir le suicide un tatouage à la fois). On s’en doute bien, il faudra bien plus qu’un tatouage pour enrayer ce fléau qui entraîne, selon l’Association québécoise de prévention du suicide, 3 personnes chaque jour à s’enlever la vie au Québec. Les causes de la maladie mentale sont multiples, et les solutions pour les traiter sont par conséquent multiples. Psychothérapie, médication, tout traitement devra au préalable être justifié par un diagnostic adéquat, et surtout par une volonté de la personne souffrante à reconnaître son problème et à accepter de demander de l’aide, ce qui constitue peut-être un des principaux obstacles pour initier un traitement.

Traiter la maladie c’est bien, mais la prévenir est encore mieux. Nous sortons à peine d’une époque dominée par les principes de la religion catholique, où tout ce qui touchait à l’esprit était bien, et le corps était sale et devait être purifié par la prière et dans le pire des cas l’ascèse. Nous sommes heureusement sortis de cette ère de grande noirceur, mais peut-être reste-t-il des vestiges mentaux qui nous empêchent de nous épanouir pleinement et d’être parfaitement  « connectés » avec nous-mêmes. Dans un de ses livres, Raël consacre un chapitre à l’éducation sensuelle, qui cerne l’Importance d’éveiller l’individu dès le plus jeune âge afin qu’il puisse connaître une vie pleinement épanouissante : « Tu éveilleras l’esprit de ton enfant, mais tu éveilleras aussi son corps, car l’éveil du corps va de pair avec l’éveil de l’esprit. » – Le Message donné par les Extra-terrestres, P169 – (www.rael.org).

Il n’est pas question ici de remplacer la psychothérapie ou la médication, mais plutôt d’une approche complémentaire où chaque élément fournit à l’individu des outils qui lui permettront de retrouver l’équilibre, de se prendre en mains et d’accéder à une plus grande autonomie car toute forme de maladie, physique ou mentale, enlève le pouvoir de quiconque à jouir d’une vie pleinement épanouissante. Un autre outil qui fait de plus en plus l’unanimité auprès de la communauté scientifique et médicale pour ses bienfaits sur la santé mentale et physique de l’individu, c’est la pratique de la méditation. Même si au départ la méditation n’est pas considérée au point de vue thérapeutique, elle peut néanmoins constituer un outil puissant dans le traitement des désordres physiques et psychiques : « Les pires ennemis de la douleur, qui créent plus de douleur une fois de plus, sont la peur et l’anxiété. La méditation peut réduire presque plus de 90% de la douleur physique, et 100% de la douleur mentale » (Raël – Contact 389).

Comme nous pouvons le constater, la méditation, qui gagne de plus en plus d’adeptes, mérite de figurer parmi l’arsenal des approches et thérapies destinées à soulager les souffrances de l’être humain et de l’aider à récupérer entièrement son plein potentiel en santé mentale et physique, bref à accéder à l’épanouissement entier de son être susceptible de lui ouvrir les portes du bonheur.

Jean Riendeau
Chroniqueur pour l’Église raëlienne

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