Une décision prise par ignorance ou avec

connaissance…là est la question! (Partie 2)

Temps de lecture : 3 min.
Rachel Bluteau, chroniqueuse pour le Mouvement Raélien

« Tout le monde peut te donner des conseils, mais la décision finale te revient. » – Aboubakar Victorien Zié Coulibaly

Il est nécessaire pour comprendre cette chronique de prendre le temps de lire au préalable la partie 1.

Dans la partie 1, La question qui tue a été laissée en suspens. Voici la question : Nous, ignorants en la matière, comment s’y prend-on pour décider consciemment?

Quoi faire?

Être au fait que nous sommes entièrement responsables de ce qui nous arrive, que nous faisons nos choix avec un libre arbitre, que ces choix soient faits en toute connaissance de cause ou non. « Être responsable de ce qui nous arrive, c’est la phrase clé de celui qui veut augmenter sa conscience. » – Raël 1

Avoir aussi à l’esprit qu’il y aura nécessairement pour soi-même des conséquences favorables/défavorables à court, moyen, long terme.

Et finalement, savoir que nous sommes les seuls à pouvoir répondre à nos besoins. Les autres ne sont qu’un soutien et, surtout, ne sont pas responsables de nos décisions.

Connaissant ces trois prémisses, deux choix s’imposent :

a)Nous pouvons choisir de continuer de croire. Ce qui nous maintient dans une pensée paresseuse. Cette pensée est plaisante car elle suscite peu d’effort de notre part. Nous n’avons qu’à adopter l’argumentaire convainquant de l’autorité, mais combien pauvre et parfois pervers. Nous nous conformons laissant ainsi celle-ci à avoir une ascendance sur nous.

b) Nous pouvons à contrario s’écouter/se connecter à son ressenti. C’est-à-dire prendre conscience de l’effet que le discours de l’autorité a sur nous (malaise, questionnement, flou, pression, peur, confiance, doute, etc.). Ces sentiments sont des indicateurs pour prendre un pas de recul et entreprendre une démarche de compréhension. Conséquemment, nous sommes dans un rapport d’égalité dans lequel notre position est celle de la contrepartie. Notre point de vue apporte une différence et, jumelé au discours de l’autorité, nous permet de dire oui ou non en toute connaissance de cause. Et alors pouvoir prendre ainsi une décision libre et éclairée.

Comment faire?

Sans tomber dans l’exclusivité, deux méthodes complémentaires peuvent nous être d’un aide dans notre prise de décision :

  • La méthode CAROTES 2

Cette technique est utilisée quand nous ressentons des tensions comme être affamé, choqué/frustré, seul/isolé ou fatigué, etc. Ces tensions doivent être prises au sérieux. Elles peuvent biaiser notre jugement amplifiant la problématique ou en nous amenant à adopter des comportements inappropriés, entre autres à prendre une décision impulsive.

Voyons succinctement ce que l’acronyme veut dire :

C : Calmer sa faim, sa colère, se reposer;

A : Action. Aller marcher, cuisiner, etc. aide à replacer ses esprits;

R : Recul. Faire un pas en arrière en discutant avec quelqu’un de confiance, écrire ses pensées, ses questions. Bref, se dégager de ses préoccupations;

: Optimiste. Anticiper avec espoir qu’une solution est possible, même si elle n’est pas parfaite;

: Temps. Se donner du temps pour faire la réflexion;

: Étapes. Évaluer si la situation peut être examinée par étape, ce qui permettra de prendre des décisions à chacune de celles-ci;

S : Soutien. Même avec l’exercice, l’indécision demeure. Une consultation ou une recherche plus poussée peut être nécessaire.

  • La méthode BRAIN 3

Cette méthode est intéressante lorsque nous nous adressons à l’autorité ou à un expert et que nous voulons établir un rapport d’égalité.

Elle demande à priori d’avoir cerné ce que nous voulons. Le résultat ciblé peut être partagé avec notre interlocuteur. Un échange se fait alors avec un objectif commun. Puis la proposition/la solution sont analysées à partir des items suivants :

B : Bénéfices. Quels sont les éléments favorables à une telle solution/proposition? Quelles seraient les conséquences positives?

: Risques. Quels sont les éléments défavorables à une telle solution/proposition? Quelles seraient les conséquences négatives?

: Alternatives. À part cette solution/proposition, quels sont les autres options? Leurs avantages, leurs inconvénients, leurs conséquences?

: Intuition. Qu’est-ce que je ressens face à ses réponses?

: Nothing/Rien. Ne rien faire, attendre sont aussi des options. Prendre le temps d’y réfléchir, de faire plus de recherches, de consulter un autre expert, etc.

Il y a lieu de reconnaitre que ces deux méthodes ont leurs limites. Toutefois, elles nous procurent un cadre réflexif et surtout nous incite à une sagesse.

« Et pour changer, il est important d’atteindre à une certaine sagesse en développant trois choses importantes : avoir la sagesse de reconnaitre nos limites en évaluant ce qui peut être fait et ce qui ne peut l’être; avoir l’énergie suffisante pour accomplir ce qui peut être accompli; accepter ce qui ne peut être changé. » – Raël 4

 

1 Paroles de Maitreya. 42 ans d’éveil de A à Z, p. 90

2 https://www.monemploi.com/magazines/la-technique-carotes-etat-d-esprit-et-prise-de-decision

3 Méthode utilisée surtout dans un contexte d’accouchement. Toutefois, elle a la qualité d’être transférable dans un autre contexte qui demande une prise de décision éclairée. https://servicesproxima.com/brain_decisions_eclairees

4 Paroles de Maitreya. 42 ans d’éveil de A à Z, p. 94

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