Montréal, 2 avril 2007 – Suite à leur renvoi de l’Université du Québec à Trois-Rivières en décembre 2006 et suite aux propos émis par voie de communiqué par l’UQTR selon lequel:  » la direction de l’UQTR souhaite informer la population qu’elle continuera d’interdire l’accès de son campus aux membres du mouvement raëlien qui souhaitent y faire la promotion d’activités humanitaires », plus d’une centaine de raëliens ont déposé une plainte à la Commission des Droits de la Personne ce 28 mars 2007.

Outre l’UQTR, cette plainte concerne aussi le responsable des relations avec les médias pour l’UQTR, M. Claude Paradis pour ses déclarations écrites, reprises dans plusieurs médias et toujours disponibles sur le site internet de l’UQTR, qui sont en violation totale de la Charte des droits et libertés de la personne.

Pour rappel, l’association Clitoraid, fondée par RAEL a pour objectif d’aider les femmes excisées à retrouver leur clitoris en subventionnant une opération que malheureusement la plupart des femmes africaines ne peuvent pas s’offrir. Un des étudiants de l’université de Trois Rivières qui est aussi membre de Clitoraid et du Mouvement Raëlien, avait organisé une levée de fonds au travers d’un kiosque situé au sein de l’université. Ce même jour, de nombreuses autres organisations étaient présentes dans le même hall, également représentées par des étudiants. L’université apprenant que Clitoraid avait était fondée par RAEL, a choisi d’annuler totalement la collecte et a même interdit l’accès du campus aux raeliens venus expliquer leur démarche humanitaire en décembre dernier.

Il ne fait aucun doute que si le groupe de personnes qui récoltait les fonds pour venir en aide aux femmes africaines avait été d’origine juive, catholique ou noire, l’UQTR ne se serait jamais permis un tel geste de discrimination.

Les raëliens vont-ils bientôt se voir interdire le droit à l’éducation? le droit au travail? Le port de l’étoile jaune qui est leur symbole les obligera-t-il à occuper l’arrière des bus?… C’est ce que la Commission des Droits de la personne devra décider.

La campagne de diffamation orchestrée par les média d’obédience catholique a reussi à contaminer même les plus hautes sphères du système éducatif qui pourtant devrait être le garant du respect des différences. Les Raëliens ont confiance qu’il reste une justice au Canada et ne cesseront jamais d’exprimer avec force leur conviction et leur joie de vivre.