Le Mouvement raëlien canadien demande au Gouvernement du Québec d’adopter une résolution similaire à celle du Conseil de l’Europe, qui invite les états membres à prendre des mesures pour contrer les violations liées à l’intégrité physique des enfants. Ainsi, au lieu de s’attarder au port de symboles religieux dans la fonction publique, comme il l’évoque dans son projet de Charte des valeurs québécoises, le gouvernement de Pauline Marois devrait s’attaquer aux vrais problèmes, dont notamment l’existence de textes religieux qui incitent à la haine et la violence, au sexisme et à l’homophobie et qui préconisent des pratiques barbares comme la circoncision.

« Tout comme l’excision, la circoncision est une mutilation génitale; il n’y a pas à débattre sur cette question », déclare Raël dans un communiqué publié par le Mouvement raëlien international. « Le plus grave est que cette mutilation est imposée à des nourrissons qui n’ont pas la capacité de s’y opposer », ajoute Marc Rivard, Évêque du Mouvement raëlien canadien. « D’ailleurs, aucune religion ne devrait être imposée aux enfants avant qu’ils n’aient l’âge de le décider consciemment et librement », poursuit Marc Rivard. « Nous éviterions ainsi toute forme d’endoctrinement prématuré d’enfants qui ne peuvent juger du bien-fondé de certains préceptes religieux qui, rappelons-le, contiennent parfois des incitations à la haine et à la violence et proposent la pratique de rituels absurdes qui sont contraires aux droits et libertés fondamentaux et aux lois, en portant atteinte à l’intégrité physique et psychique des enfants, comme c’est le cas avec la circoncision », conclut-il.

En plus du Gouvernement, le Collège des médecins du Québec devrait interdire toute forme de mutilation génitale pour des motifs autres que médicaux de derniers recours, c’est-à-dire là où tous les autres traitements moins agressifs auraient échoué.

Rappelons au passage que les évêques raëliens ont demandé au Gouvernement du Québec, la semaine dernière, de créer un comité qui serait chargé d’examiner en détail les textes de toutes les religions et de les censurer de toutes parties qui contreviennent à la Charte des droits et libertés de la personne.