Montréal, le 26 juin 2008 – Après avoir déposé un volumineux dossier de plaintes à l’ONU, le 24 juin dernier, en compagnie de délégations raëliennes du Canada, de France, de Suisse et de Belgique, les Raëliens du Québec marcheront dans les rues de Montréal pour dénoncer l’inaction des institutions juridiques, politiques et gouvernementales devant les défendre lorsque leurs droits fondamentaux sont bafoués.

Le cortège démarrera à 11h30 au croisement des rues Peel et Ste-Catherine, à Montréal, et se rendra jusqu’au Vieux-Montréal où une vigile de protestation se tiendra en fin de parcours.

Les Raëliens du Québec sont exaspérés de voir plusieurs d’entre eux perdre leur emploi, la garde de leurs enfants, voir leurs contrats professionnels être rompus, faire face à des dénis de justice, de l’ostracisme, des insultes, des injures et de la diffamation publique, de subir des agressions verbales et physiques, de se voir refuser l’accès à des espaces publics; tout ça pour l’explicite et avoué motif de leur choix religieux.

Ils dénoncent surtout ce climat médiatique et politique qui donne plein aval à la négation de leurs droits, du simple fait qu’ils sont membres d’une « secte ».
Lors de la rencontre du 24 juin, Mme Jahangir, Rapporteuse Spéciale des Nations Unies sur la Liberté de Religion ou de Conviction, s’est d’ailleurs dite surprise de cette discrimination et a également demandé que lui soit envoyé tout autre élément futur de discrimination pour qu’il soit ajouté à son évaluation et transmis dans le rapport qu’elle a l’intention de remettre au Conseil des droits de l’homme.

Ainsi, près de 5000 personnalités québécoises provenant des milieux artistiques, politiques, juridiques, religieux, autochtones et communautaires sont aujourd’hui contactés par courrier et recevront copie d’un document vidéo (disponible sur www.mediashit.org) relatant la montée de l’anti-raëlisme des 15 dernières années au Québec.

Plusieurs journalistes-vedettes et entreprises médiatiques sont bien évidemment visés par cette vidéo, mais aussi des acteurs politiques – comme Pauline Marois et le Parti Québécois – ainsi que des institutions d’État – comme l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), la Commission des Droits de la Personne et des Droits de la Jeunesse du Québec (CDPDJQ) et même des juges ainsi que des tribunaux.