
M. le Premier Ministre,
Alors que votre gouvernement cherche actuellement 3,7 milliards pour atteindre les objectifs de retour à l’équilibre budgétaire, vous évitez l’usage du terme « austérité » et préférez parler de « rigueur budgétaire ». Mais quelque soit les termes utilisés, il n’en demeure pas moins que notre système économique va très bientôt frapper un mur; un très douloureux mur.
Fort heureusement, il existe des solutions qui peuvent être implantées très rapidement. Mais avant, nous avons quelques questions pour vous et vos collègues, monsieur le Premier Ministre :
- Ne trouvez-vous pas que quelque chose ne tourne pas rond dans le système économique actuel ?
- Pensez-vous qu’il soit possible de changer ce système pour le bénéfice de tous ?
- Êtes-vous prêt à vous engager à mettre la science et la technologie au service de vos citoyens pour les libérer du travail et vivre dans un monde prospère et équitable ?
S’il est vrai que la réalité économique actuelle est dure, elle pourrait l’être beaucoup moins si le Gouvernement du Québec optait pour un nouveau système économique proposé par RAËL et les raëliens : le Paradisme! Ce système, où les technologies de pointe seraient mises au service des québécois, les libérerait du travail, garantirait un Québec prospère et assurerait non seulement la pérennité du modèle québécois, souhait qui vous est cher M. Couillard, mais le rendrait unique au monde!
Les pertes d’emplois et le chômage atteindront un sommet jamais vu
Les progrès scientifiques se développent à une vitesse exponentielle. Les technologies remplaçant le travail humain entraîneront des mises à pied massives historiques. Nous en voyons les conséquences depuis déjà plusieurs années dans le secteur manufacturier et aucun domaine n’y échappera. L’organisation internationale du travail (OIT) annonçait en début d’année qu’il y avait plus de 202 millions de chômeurs dans le monde et que les perspectives ne sont pas encourageantes pour l’avenir. À ces chiffres s’ajoutent ceux de l’Institut McKinsey qui prévoit que 140 millions d’emplois qualifiés et de haut niveau à travers le monde seront bientôt éliminés grâce à la robotique et aux technologies de pointe. Il s’agit là d’un incontournable qui arrivera beaucoup plus rapidement qu’on le pense.
Malgré les pressions des syndicats et des travailleurs, rien ne pourra arrêter le progrès technologique puisque sans celui-ci, le coût de nos produits ne sera plus compétitif sur le marché. Nos usines seront donc forcées à se moderniser ou à fermer leurs portes, ce qui entraînera des pertes d’emplois additionnelles. Dans le système actuel une utilisation égoïste de la technologie a comme résultat d’appauvrir la majorité et, par conséquent, de diminuer son pouvoir d’achat. Dans ce contexte, seule une minorité s’enrichit au détriment d’une majorité de plus en plus endettée et incapable de consommer. Cette façon de faire nous conduit incontestablement vers une révolution, qui risque même d’être violente et ce, partout dans le monde y compris au Québec. Nous en voyons déjà depuis quelques années les premiers soubresauts dans plusieurs régions du monde. Il suffit de penser au Mouvement Occupy, qui s’est manifesté partout dans le monde et, plus près de nous, les événements du « printemps érable » (qui est rapidement passé d’une révolte étudiante à une révolte sociale) indiquent que le Québec n’y échappera pas. Toujours selon l’OIT, la situation mondiale est porteuse de crises sociales potentielles importantes.
Agir maintenant pour ne pas souffrir plus tard
Il y a définitivement quelque chose qui ne tourne pas rond dans notre système. Le citoyen de la classe moyenne fait face à des défis colossaux pour joindre les deux bouts et doit s’endetter pour avoir un niveau de vie plus ou moins décent. Pendant ce temps, tous les paliers de gouvernement taxent de plus en plus, car ils ont besoin d’argent pour payer pour les services (de moins en moins nombreux faute de moyens) et les infrastructures en dégradation. Pendant ce temps, ce même gouvernement doit emprunter pour poursuivre ses opérations et la dette nationale ne cesse d’augmenter et a maintenant atteint un niveau qu’il est mathématiquement impossible à la rembourser. Et comble de l’aberrance, les banques privées annoncent sans scrupule des profits record aux vues et aux sus de tous avec l’assentiment du gouvernement fédéral. Et que dire de cette scandaleuse corruption institutionnalisée, où nos élus, main dans la main avec des mafieux de tout acabit, dilapident sans scrupule les fonds publics.
En tant que société, nous avons maintenant le choix de léguer les problèmes à la prochaine génération – comme l’ont fait les générations précédentes à notre endroit – ou régler le problème une fois pour toutes et pour ce faire, nous recommandons de poser les actions suivantes dans les plus brefs délais :
- Nationaliser les entreprises de production des biens essentiels;
- Nationaliser les banques;
- Robotiser et automatiser le travail et en libérer les humains.
En implantant rapidement le Paradisme, la technologie libérera les humains du travail et l’augmentation de la productivité rendue possible grâce à la robotisation profitera à l’ensemble de la communauté, y compris ses dirigeants.
Le Paradisme c’est le paradis sur terre. C’est un monde où les citoyens ne seront plus les esclaves du travail et de l’argent et pourront bénéficier d’une qualité de vie exceptionnelle. Qui n’y rêve pas?
Nous vous remercions M. Couillard d’avoir pris le temps de nous lire et espérons sincèrement que vous aurez le courage et la force de vous engager sur la voie des vraies solutions. Mais pour cela, il faut reconnaître que celles adoptées et envisagées jusqu’à maintenant sont stériles et ne font qu’empirer la situation. De plus, il faut aussi être prêts à naviguer à contre-courant et à résister aux puissants financiers qui vous soulèveront une forte opposition, car ils ont beaucoup à perdre.
Enfin, M. Couillard, soyez assuré de notre sincère désir de vous aider à régler l’impasse qu’a hérité votre gouvernement et à éviter la même chose au prochain.
Cordialement,
Les évêques raëliens du Canada,
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