
Vancouver Courier
par John Kurucz
21 août 2018
Pour Denise Belisle, le terme « sun’s out, guns out » prend un sens tout à fait différent.
Elle aimerait qu’il n’en soit pas ainsi.
Denise Belisle est l’organisatrice de la marche de la Journée GoTopless de dimanche prochain, au centre-ville de Vancouver.
Mme Belisle est l’organisatrice de la Journée GoTopless annuelle de Vancouver, qui aura lieu dimanche 26 août. En cette 11e année, la sortie annuelle au centre-ville réunit des dizaines de femmes qui libèrent leurs seins des entraves des soutiens-gorges, des chemisiers et de tout ce qui les encombre.
Libérer leur poitrine fait partie d’un plaidoyer beaucoup plus large en faveur de la liberté – la liberté d’être à l’abri des regards inopportuns, de la stigmatisation et de la liberté pour les femmes de faire ce qu’elles veulent, quand elles le veulent, avec leur corps et leur esprit.
Ces éléments de discussion seront au premier plan lorsque Mme Belisle et d’autres femmes arboreront leur buste pendant une marche d’une demi-heure qui serpente à travers le West End jusqu’à la Vancouver Art Gallery – le 26 août est également la Journée de l’égalité des femmes.
« Nous protestons contre le fait d’être objectivées et sexualisées, mais il s’agit plutôt d’une marche pacifique », explique Mme Belisle.
Depuis sa création en 2007, la Journée GoTopless a vu le nombre de participants osciller entre 50 et quelques centaines. Tout a commencé à English Bay, lorsque Mme Belisle et une poignée d’autres personnes se sont installées sur une voiture décapotable avec un mégaphone et un message.
Le parcours a changé il y a cinq ans et le nombre de participants a augmenté presque chaque année. La marche s’est développée au point où elle se tient maintenant dans près de 50 villes du monde entier.
Une constante persiste cependant lors de la Journée GoTopless, l’attitude fort déplacée de certains. Il y a, en effet, un grand nombre d’hommes qui reluquent, qui prennent des photos et qui sexualisent les femmes au détriment des questions qu’elles tentent justement de faire valoir. La pratique du topless est légale en Colombie-Britannique et en Ontario.
« Je suis constamment interpelée par des gars qui demandent à se faire prendre en photo avec moi », dit Mme Belisle. « Quand on considère qu’en contrepartie, on ne porte aucune attention à un homme se promenant les seins nus. Voilà de petites choses qu’au Canada, à Vancouver, je soulève. »
Cela dit, les hommes sont invités à participer à l’évènement, à condition que leurs mamelons soient recouverts de ruban adhésif ou qu’ils portent des hauts de bikini. Après tout, c’est un homme qui s’est fait le défenseur de la Journée GoTopless, il y a 11 ans.
Ancien journaliste de sport automobile, Claude Vorilhon a fondé la Journée GoTopless en 2007, trois décennies après une prétendue rencontre avec un extraterrestre qui l’a incité à changer son nom en Raël et à fonder une religion appelée Mouvement Raëlien, basée sur la colonisation extraterrestre et l’amour libre.
Pour Mme Belisle, les marches topless ne sont pas un moyen de propager ces idéologies religieuses et elles constituent un domaine tout à fait indépendant.
Bien qu’elle ne soit pas affiliée à la marche GoTopless, une randonnée à vélo « Free the Nipple » aura également lieu ce dimanche, de midi à 15h. L’itinéraire commence à Sunset Beach et serpente autour du Seawall.
Des informations sur les deux évènements sont disponibles en ligne.
https://www.vancouverisawesome.com/2018/08/21/go-topless-day-vancouver-2018/

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